Atténuer le radon
Comment atténuer le radon ?
La solution standard est la dépressurisation sous dalle : un ventilateur aspire le radon du sol avant qu’il n’entre dans la maison et l’évacue à l’extérieur. Santé Canada recommande d’agir lorsque la concentration dépasse 200 Bq/m³. Confiez l’installation à un professionnel certifié, puis re-mesurez pour confirmer l’efficacité.
Quand agir
Agissez au-dessus de 200 Bq/m³. C’est la ligne directrice canadienne, celle qu’affiche déjà la carte : Santé Canada y recommande la mitigation. Après les travaux, visez le plus bas possible. Entre 100 et 200 Bq/m³, c’est à surveiller : re-mesurez ou envisagez un test long terme, sans urgence. Sous 100 Bq/m³, c’est acceptable. Quelle que soit votre situation, le point de départ reste la mesure longue durée. (Santé Canada)
Le principe standard : la dépressurisation sous dalle
La méthode de référence est la dépressurisation sous dalle, posée par un professionnel. Concrètement : un tuyau traverse la dalle de béton, et un ventilateur extrait en continu le gaz présent dans le sol sous la maison. Le gaz est évacué à l’extérieur avant d’entrer dans les espaces habités. Selon la configuration, des techniques connexes s’y ajoutent : ventilation du vide sanitaire, scellement des fissures et des joints autour des points d’entrée. Le scellement est un complément utile — jamais une solution à lui seul. (OMS) (EPA)
L’efficacité
Oui, la mitigation fonctionne — et de façon mesurable. Un système passif, sans ventilateur, réduit typiquement la concentration intérieure de radon de plus de 50 %. Un système actif, avec ventilateur, obtient des réductions encore supérieures. C’est une réduction typique, pas une garantie : quelle que soit la technique, le résultat ne se constate qu’en re-mesurant (voir ci-dessous). (OMS)
La mitigation du radon fonctionne, et de façon mesurable. Un système passif de dépressurisation sous dalle réduit typiquement la concentration intérieure de plus de 50 % ; un système actif — le même tuyau, relié à un ventilateur — obtient des réductions encore supérieures. L’objectif est la ligne directrice elle-même : ramener un logement au-dessus de 200 Bq/m³ sous ce seuil, et l’y maintenir. Le résultat ne se décrète pas au devis. Il se constate à la re-mesure longue durée, 91 jours ou plus, dans les conditions réelles d’occupation. Dans les deux cas, la cible reste le sol sous la maison — intercepté avant d’atteindre l’air respiré. C’est cette double preuve, l’installation certifiée et la mesure qui la confirme, qui distingue une mitigation réussie d’un travail simplement payé. (OMS)
Le coût, à titre indicatif
Comptez de 500 $ à 3 000 $ pour des travaux partiels ou des solutions réalisées soi-même. (Santé Canada) Pour un système complet posé par un entrepreneur certifié C-NRPP/CHNP, comptez de 2 500 $ à 5 000 $. (Take Action on Radon)
Ces deux fourchettes ne couvrent pas les mêmes travaux. Elles restent des fourchettes de planification, jamais des devis : chaque maison est différente. Le meilleur coût anticipé est celui qu’annonce le professionnel après avoir vu la vôtre.
Existe-t-il des aides financières ?
Non, à la date de vérification ci-dessous : aucune des sources officielles suivies par cette page — (Santé Canada), (le C-NRPP), (Take Action on Radon) — ne recensait de programme d’aide financière permanent et dédié à la mitigation du radon au Québec. Des programmes de rénovation résidentielle à volet énergie apparaissent et disparaissent selon les années, fédéraux comme provinciaux, et leurs règles d’admissibilité changent. Avant de planifier des travaux, vérifiez l’état courant auprès de ces mêmes organismes. Une aide apparue entre-temps ne sera mentionnée ici qu’une fois vérifiée et datée. D’ici là, les deux fourchettes ci-dessus restent la base de planification réaliste.
Dernière vérification (aides) : 2026-08-28
Comment se déroule une installation ?
Le déroulement tient en trois temps. Avant : le professionnel certifié part de la mesure longue durée. Il inspecte le sous-sol ou le vide sanitaire, repère l’endroit le plus judicieux pour traverser la dalle et l’emplacement du ventilateur, puis annonce son devis — les fourchettes ci-dessus servent d’ordre de grandeur. Pendant : un percement dans la dalle, la pose du tuyau, le scellement des joints et des fissures connexes, le ventilateur, et une évacuation qui rejette le gaz au-dessus du toit, loin des ouvertures. Après : le système fonctionne en continu et silencieusement. La confirmation ne vient pas du devis — elle vient d’une re-mesure longue durée, 91 jours ou plus, selon le protocole décrit plus haut. (C-NRPP)
Les professionnels certifiés
Au Canada, la compétence des professionnels du radon est certifiée par le C-NRPP, le Programme national de compétence sur le radon au Canada. Exigez cette certification : pour un système installé selon les règles de l’art, passez par les répertoires officiels de professionnels certifiés. (C-NRPP) (Take Action on Radon)
Vous êtes locataire ?
Oui, vous pouvez agir. D’abord, la mesure : un dosimètre exposé pendant 91 jours ou plus ne demande ni permission ni travaux — vous pouvez connaître vous-même la concentration de votre logement. Ensuite, informez le propriétaire par écrit, en joignant le résultat : la ligne directrice de 200 Bq/m³ de Santé Canada vaut pour tout logement, loué comme occupé par son propriétaire. Sans attendre son accord, deux leviers restent à votre portée : sceller les fissures visibles de la dalle et des murs en contact avec le sol, et aérer régulièrement les pièces basses. Si le résultat dépasse 200 Bq/m³, demandez par écrit une intervention par un professionnel certifié — c’est la voie normale — et gardez une copie de vos échanges. (Santé Canada)
La ventilation (HRV) peut-elle réduire le radon ?
Oui, mais en complément seulement. Un ventilateur-récupérateur de chaleur (VRC, « HRV » en anglais) renouvelle en permanence l’air intérieur, et cette dilution fait baisser la concentration de radon — sans l’éliminer : l’air neuf amène du radon lui-même, et le sol sous la maison continue d’en pousser. La dépressurisation sous dalle agit à la source ; la ventilation dilue le résultat. Le VRC est donc un complément utile — par exemple dans un cas limite, entre 100 et 200 Bq/m³ — jamais un substitut à la dépressurisation lorsqu’on dépasse la ligne directrice. (OMS) (EPA)
Re-mesurer après la mitigation
Re-mesurez toujours : 91 jours ou plus après la mitigation, le même protocole que la mesure initiale, dans les mêmes conditions saisonnières. Une mitigation n’est confirmée que par cette nouvelle mesure longue durée. Sur la carte, les mesures post-mitigation s’affichent au format « 800 (45) » : la valeur avant travaux, suivie entre parenthèses de la valeur mesurée après. Cette convention de la légende garde visible à la fois le problème corrigé et la preuve qu’il se corrige.
Un nouveau détecteur est nécessaire pour cette re-mesure : où se procurer un détecteur.
La construction neuve
Le bon moment pour prévenir, c’est la construction. Dans une maison neuve, un rudiment d’atténuation (rough-in) peut être posé dès la construction : le tuyau traversant la dalle est installé, prêt à être relié à un ventilateur si une mesure révèle plus tard une concentration élevée. C’est nettement plus simple et moins coûteux que de reprendre une dalle terminée. (C-NRPP)
Pour comprendre d’où vient le radon et comment lire une mesure : qu’est-ce que le radon. Une fois votre atténuation faite et re-mesurée, vous pouvez ajouter votre mesure à la carte — anonymement, avant et après travaux.
Dernière vérification : 2026-08-28